our les petites éducations c'est le grenier d'habitation qui est généralement utilisé. Pour les grandes éducations c'est un bâtiment spécial de 2 à 4 étages. Dans tous les cas, il est indispensable que le local soit bien chauffé et très ventilé, afin de maintenir une température constante et de fournir la quantité d'oxygène nécessaire au ver.

Les principales éducations établies sur une grande échelle en France, se trouvent dans les départements du Gard, de l'Ardèche, du Vaucluse et de la Drôme, qui possèdent environ les 3/4 des mûriers indigènes.
Les autres sont situés dans les départements des Bouches du Rhône, l'Hérault, le Var, l'Isère, la Loire, l'Indre et Loire, la Lozère et dans quelques autres départements mais en quantité insignifiante.

La sériciculture n'est jamais une activité agricole principale mais plus ou moins accessoire à l'exploitation. La production de la soie a été pour le midi de la France une source de richesse considérable.
En 1853, on produisit en France 26 millions de kilos de cocons qui permirent de tirer deux millions de kg de soie grège. Plus de 2300 communes pratiquaient la sériciculture, ce qui occupait environ 300.000 à 350.000 personnes. Cette prospérité va brusquement s'écrouler au milieu du XIXe siècle par suite d'épidémies du ver. A partir de cette époque la sériciculture n'a cessé de péricliter. C'est la pébrine et la flacherie qui dévastèrent les éducations en 1853. En 1865, Pasteur déjà célèbre par ses travaux sur la fermentation fut prié par le Ministère de l'Agriculture d'aller étudier sur place les conditions et cause de ce fléau dévastateur et de chercher le remède si désiré. En 1870, il publiait les résultats dans un ouvrage intitulé "Etudes sur la maladie des vers à soie" moyen pratique, assuré de la combattre et d'en prévenir le retour".

Depuis Henri IV et sous tous les régimes gouvernementaux l'état accorda aux sériciculteurs un très large concours financier à la recherche et depuis 1892 une prime proportionnelle au poids des cocons récoltés. Cette prime est aujourd'hui versée aux quelques éleveurs qui pratiquent encore la sériciculture.


La magnanerie