Pour assurer leur
conservation de juillet au mois de mai de l'année
suivante, les toiles de graines sont placées dans une pièce
exposée au nord jusqu'en octobre, novembre pour la période
pré hivernale. Les premiers froids viennent ralentir l'activité
respiratoire de la graine pour la période hivernale. La
température la plus favorable pour sa conservation est
de 0°mais peut aller à -25° sans les détruire.
Des stations d'hivernage ont été créées
en France à Notre Dame des Neiges (Ardèche), au
Mont Ventoux (Drôme), au Mont Aigoual (Gard).
Pour éclore, la graine doit subir un réchauffement
progressif de 14 à 20° pendant une
quinzaine de jours.
Pour une éducation rationnelle, il est nécessaire
que l'éclosion de la graine coïncide avec la pousse
des feuilles de mûriers, seul aliment du ver à soie.
Il est donc indispensable que l'éclosion soit dirigée
de façon artificielle pour obtenir cette simultanéité.
Dans les années normales, l'incubation débute dans
la première quinzaine d'avril, période naturelle
de foliation du mûrier.
Les ufs étaient autrefois placés dans de petits
sachets de toile portés par l'éleveur à même
la peau, jour et nuit, pendus à son cou, sous sa chemise
à même la chaleur du corps, ou par d'autres systèmes
plus ou moins astucieux.
Par la suite ont eut recours à l'incubation artificielle.
Dans les Cévennes les gros éleveurs avaient des
couveuses appelées "Le
Castelet",
constituée d'une boîte cubique en fer blanc, à
double fond. Ce double fond est rempli d'eau, chauffé par
une lampe à pétrole afin d'élever la température
de 14 à 20°