Les étoffes de soie sont fabriquées en totalité ou en partie avec de la soie grège ou de la soie ouvrée. La fabrication des tissus de soie est aussi appelée "Soieries" et est destinée pour la plupart à l'habille-ment.
Le tissage est la confection d'un tissu par un jeu de croisement de fils : les fils de chaîne laissent passer entre eux un fil de trame lancé par une navette qui effectue un mouvement de va-et-vient.
La combinaison de l'entrecroisement des fils de chaîne et des fils de trame se nomme "armure".
Navette

Le grand nombre de combinaison d'armures
ainsi que les variations d'emploi de fils de soie (grège, ouvrée, grosseur) ou le mélange avec d'autres fibres textiles (laine, coton) permet de satisfaire les caprices de la mode à l'infini. Différents groupes d'armures : taffetas, armure satin, sergé, composée, factice.

DIAPORAMA
La fabrication d'une étoffe nécessite trois opérations distinctes :
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Le Canetage : ou préparation de la trame, consiste à enrouler le fil des bobines sur un petit support appelé "canette" que l'on place ensuite dans la navette.
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L'ourdissage : ou préparation de la chaîne.
Le fil de soie ou flottes est dévidé sur des bobines ou roquets à l'aide de dévidoirs. Ces roquets peuvent être destinés à l'ourdissage ou au canetage.
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Le tissage : Fabrication de l'étoffe à l'aide de métiers à tisser. A l'origine ces métiers étaient des métiers à bras.
L'invention du métier Vaucanson vers 1750, amélioré plus tard par la mécanique Jacquard va permettre l'augmentation de la production pour atteindre son apogée en 1853.

Les tisseurs appelés "CANUTS" ont été très hostiles à l'invention de jacquard puis, progressivement, ils comprirent les avantages de cette machine qui rendait le travail du tisseur beaucoup moins pénible.
Les métiers Jacquard ne peuvent cependant pas être utilisés rationnellement. Pour les petits façonnés on ajoute un organe spécial appelé mécanique d'armure, que le tisseur manœuvre avec le pied.
La mécanique Jacquard et la mécanique d'armure constituent une véritable révolution dans le tissage des étoffes de soie.

Au milieu du XIXe siècle, on recensait 70 000 métiers à bras à tisser la soie. Puis progressivement le nombre diminua et à la fin du XIXe les métiers à bras furent supplantés par des métiers mécaniques. Les tissages mécaniques se répandirent alors dans les départements de l'Isère, Loire, Rhône, Ardèche, Drôme et Savoie.



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